mardi, 18 août 2015 16:47

Les tumeurs traitables


Indications de l’Hadrotherapie

L’Hadronthérapie est une forme très avancée de radiothérapie. La Radiothérapie, seule ou associée à la chirurgie et la chimiothérapie, améliore le contrôle local dans plusieurs formes de cancer. En outre, le caractère non invasif des rayonnements représente une valide alternative pour ces tumeurs chirurgicalement non attaquables puisque localisés dans des sites anatomiques compliqués par la proximité d’organes vitaux ou destinés aux fonctions dont l’ablation pourrait être trop débilitante pour le patient. Aujourd'hui, environ 50 % des patients atteints de cancer est soumis à un traitement de radiothérapie. L’Hadronthérapie ne remplace pas la radiothérapie conventionnelle, mais se présente comme l'indication idéale pour ces tumeurs où la radiothérapie conventionnelle ne donne pas des avantages significatifs : en particulier pour les «tumeurs radio-résistants » et ceux localisés près des organes à risque. Les tumeurs « radio-résistants » sont les tumeurs qui, pour leur comportement biologique, peuvent être traitées avec moins de probabilité par la radiothérapie conventionnelle. Les tumeurs situées à proximité d’organes appelés « critiques » ou « à risque », souvent ne peuvent pas être irradiés à des doses suffisamment élevées pour être efficaces pour guérir la maladie, en raison des trop fortes doses qu’il serait nécessaires de délivrer à ces organes sains, avec un risque sérieux de les endommager. La faisabilité du traitement dépend, outre que des facteurs liés à la tumeur elle-même, comme la radiosensibilité et la localisation anatomique, également de facteurs liés à la radiothérapie, tels que la dose totale administrée et la précision de la technique employée en irradiant le site de la maladie. Dans ces cas, en raison de la nature physique différente des "hadrons", plus précisément des protons et des ions carbone, par rapport aux rayons x utilisés en radiothérapie conventionnelle, ces deux limites peuvent être dépassées. Les propriétés physiques intrinsèques de telles particules permettent de conformer la dose "autour de la tumeur" avec plus de précision tout en économisant les tissus sains environnants et, en particulier avec les ions carbone, on a l'avantage d’endommager plus la tumeur en «dépassant» sa radio-résistance intrinsèque.
 
L'utilisation clinique de ces particules a été jusqu'à présent limitée, en particulier celle des ions de carbone, en raison de la faible disponibilité d'un tel traitement au niveau mondial. Toutefois, les premières études cliniques en ont démontré le bénéfice thérapeutique dans de nombreux cas et les résultats à long terme continuent d'être encourageants. Les études cliniques sont devenus, plus nombreux ces dernières années et ciblés au traitement des tumeurs à différents endroits.
 
On peut dire qu'aucune des études menées ait montré que les résultats de l'hadronthérapie soient pires que ceux obtenus avec la radiothérapie conventionnelle.
 
Toutefois, afin d'en estimer l'avantage clinique réel il faut tenir compte de combien de patients ont été traités et combien de temps ils ont été suivis après le traitement. Il y a des situations où le bénéfice a déjà été démontrée et permets d’identifier des «indications consolidés ». Il y a d’autres cas où il y a eu des résultats prometteurs, mais sur peu de patients, suivis pendant un nombre limité d'années, pour lesquels il existe un large avantage théorique, déjà confirmé, mais qui nécessitent d’ultérieures données provenant d'études plus amples et sur la plus longue période d'observation. Nous pouvons les définir «potentielles indications». Dans tous les cas, seule l'évaluation de chaque cas par les médecins experts peut déterminer la meilleure approche de traitement et, éventuellement, la nécessité d'un traitement avec l’hadronthérapie.
 
La littérature scientifique dispose à ce jour de plus grands résultats pour certains cancers longtemps traités déjà avec protons et ions carbone.
 
Le Chordome et le chondrosarcome ont traditionnellement été considérés comme une indication pour la protonthérapie. L'endroit caractéristique de formation dans des sites anatomiques comme la base du crâne et la colonne vertébrale, difficilement traitables avec la chirurgie ou la radiothérapie conventionnelle, la tendance de croissance locale plutôt que des métastases à distance fournissent le ratio scientifique pour considérer qu’une augmentation du contrôle local pourrait se traduire en une augmentation de la survie et ensuite justifier le recours à des techniques sophistiquées de radiothérapie. Les résultats obtenus jusqu'ici et publiés en littérature montrent comment la radiothérapie avec protons puisse représenter le standard thérapeutique après une intervention chirurgicale pour ces types de tumeurs. Résultats obtenus jusqu’ici sur un nombre de cas plus limité indiquent que la radiothérapie avec ions carbone est également sûre et pourrait permettre d’obtenir des résultats aussi supérieurs à ceux des protons.
 
Le rational de l'utilisation de l’Hadronthérapie dans le traitement des méningiomes atypiques et méningiomes malins et récurrents doit être principalement recherché dans sa grande sélectivité dans l’espace. Le lieu fréquent de formation du Méningiome au niveau de la base du crâne, en étroite proximité à des structures telles que les voies visuelles et le tronc encéphalique (organe d’importance vitale), rend infaisable, dans la plupart des cas, une chirurgie résolutive. La présence de l’éventuelle résidu tumoral après la chirurgie justifie amplement l'utilisation de cette technique. La radiothérapie avec protons pour la cure du mélanome uvéal est desormais une alternative consolidée aux traitements chirurgicaux destructifs, qui impliquent une énucléation de l'œil. Introduite depuis 1975, la protonthérapie a acquis un large accueil dans la communauté scientifique puisqu'il a été démontré que les résultats de la survie sans maladie et de la survie globale obtenue par l'utilisation des protons sont semblables à ceux obtenus avec l’énucléation. Le contrôle local avec la préservation de l’œil est l'objectif le plus important du traitement avec protons. Les sarcomes du tissu osseux formés dans des endroits difficiles tels que la colonne vertébrale, le pelvis et les os du crâne, où la présence respectivement de la moelle épinière, le cerveau et les viscères internes et de l’encéphale, justifient amplement l'utilisation de la nouvelle technique. Pas moins importante la radiorésistance connue de ce type de cancers qui les rend appropriés pour un traitement par ions carbone. Les ions carbone apparaissent de la même façon l'outil idéal pour le traitement des sarcomes des tissus mous rétro péritonéaux non opérables ou opérés non radicalement ou recidivants. Les tumeurs des glandes salivaires sont connues comme radiorésistantes et leur traitement d’élection est la chirurgie, généralement associée à la radiothérapie en cas de résection incomplète, ou dans les tumeurs en stade avancées ou de haut degré. Bien que cette approche thérapeutique ait amélioré les résultats en termes de contrôle local par rapport à la chirurgie seule, les résultats obtenus avec les rayonnements ionisants sont encore insuffisants. La radiorésistance de ces tumeurs a conduit à l'utilisation des neutrons en raison de leurs propriétés radiobiologiques adaptées pour l’importer sur la radio-résistance. Malheureusement, les données des études réalisées avec neutrons, malgré le succès thérapeutique en termes de contrôle de la maladie, ont montré une toxicité importante. Les ions carbone, grâce à leur propriété intrinsèque radiobiologique qui permet d’abattre la radio-résistance tumorale sans donner des effets secondaires considerables, ont donné des résultats meilleurs.
 
La radiothérapie avec protons a suscité un grand intérêt pour sa possible utilisation en thérapie pédiatrique. Dans les derniers dix ans, grâce à l’améliorèrent de l’efficace des nouveaux protocoles thérapeutiqueson a observé une forte augmentation des taux de survie, qui, en même temps, ont permis d'évaluer l'étendue des effets collatéraux tardifs associés au traitement de radiothérapie. Sont désormais connus les déficits neurosensoriels et endocriniens, le retard de croissance, les malformations esthétiques et autres effets secondaires qui surviennent plus ou moins tard à partir de la fin du traitement. Des nombreuses études dosimétriques et précliniques ont détecté une appréciable économie des tissus sains dans le plans de traitement avec radiothérapie effectués par les protons par rapport à ceux avec les rayons x. Autre fait pertinent observé avec l'utilisation des protons est la réduction drastique de la dose intégrale, qui est la quantité totale d'énergie déposée dans le corps pendant l'irradiation, responsable de l'augmentation du risque de second cancer (effet carcinogénétique). L’ «économie» de rayonnements délivrés que l'on peut obtenir avec des protons est très important chez les enfants dont les tissus, encore immatures, sont beaucoup plus sensibles aux effets nocifs du rayonnement. Les tumeurs de la tête et du cou font l'objet d'un intérêt considérable. Les bienfaits potentiels de l’hadronthérapie dans le traitement de ces tumeurs dérivent de leur site d’apparition. Si, comme cela arrive souvent, elles apparaissent dans la base du crâne ou près de celle-ci, les structures saines sont représentées par des organes vitaux tels que la moelle épinière et le tronc cérébral et, pas moins importants, les lobes temporaux du cerveau, les voies auditives, les voies visuelles, l’hypophyse. La localisation à proximité de ces organes aussi importants rend impossible d'administrer des doses élevées telles à éradiquer la maladie. Études précliniques et cliniques suggèrent un bénéfice potentiel pour les tumeurs caractérisées par une faible radiosensibilité et par localisation critique si traitées par Hadronthérapie. Carcinomes des sinus para-nasaux, carcinome adénoïde-kystique, certains sélectionnés cancers du rhinopharynx, sarcomes osseux et des tissus mous sont à l'étude. Dans le cas des sarcomes de la tête et du cou l’utilisation de l’hadronthérapie semble justifiée dans les situations anatomiques où les techniques basées sur l'utilisation de photons ne sont pas en mesure d'obtenir des distributions de dose adéquate. Même dans ce cas l'utilisation des ions carbone doit être réservée aux cas atteints de maladie macroscopique.
Last modified on vendredi, 29 juin 2018 14:22
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